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les séismes en Italie.

Le séisme du 30 octobre est inédit : c’est la première fois qu’une secousse supérieure à une magnitude de 6 sur l’échelle de Richter ne fait pas de victime en Italie.

Toutefois il faut mettre en perspective cet événement avec une série de secousses qui frappe la Péninsule ces derniers mois, notamment la secousse du 24 aout  qui a vu des zones sinistrées être évacuées. C’est en partie grâce à cette évacuation d’habitations que l’on doit ce bilan miraculeux.

Il faut aussi relativiser le chiffrage de ces séismes : le choc en lui même est plus violent avec l’augmentation de l’intensité, et cela de manière quasi exponentielle d’ailleurs. Mais il n'indique pas à lui seul les dégâts qui diffèrent en fonction de la vulnérabilité des lieux.

Cette échelle de Richter permet de mesurer une quantité d’énergie, mais il existe aussi une autre échelle : Mercalli. Cette dernière va mesurer l’effet du séisme en terme de destruction.

Si un séisme survient dans le désert avec une magnitude de 7 (Richter), il n’y aura aucun dégât (pas de bâtiment), et sera donc un séisme de 0 sur l’échelle Mercalli. Un séisme de magnitude 7 qui raserait au sol une ville entière serait un séisme de 12 sur l’échelle Mercalli. Cette échelle Mercalli ou MCS (pour Mercalli Cancani Siedberg) est intéressante. En Italie les sites ayant subi des destructions nécessitant une reconstruction (et pas seulement des réparations plus ou moins étendues) de l’habitat (à partir du 8ième degré dans la classification MCS) sont nombreux. Lors des quatre cent dernières années 170 séismes sont au moins classés au 8ième degré MCS. Le centre et le sud de l’Italie sont les zones les plus touchées par la fréquence et l’aspect destructif.

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#FVG40EXE un exemple d'exercice format réduit #MSGU

 

Chiara Bianchini (@ChiaraBianchini),  reporte sur le cite internet http://www.cittadiniditwitter.it/ (en italien, "citoyen de Twitter"), un bref retour sur un exercice prévu de longue date pour marquer les quarante ans du séisme de 1976 dans le Nord-Est de l'Italie. #FVG40EXE a été le mot dièse choisi par la Région de Venise pour suivre sur les réseaux sociaux l’exercice de protection civile sur le risque sismique. Cet exercice devait avoir lieu du 12 au 18 septembre, 40 ans après le séisme de 1976, et donner lieu à une activité importante sur les réseaux sociaux. Mais après le tremblement de terre qui a frappé le centre de l’Italie, l’exercice a finalement été annulé dans sa forme initiale.

pourtant il est intéressant de s'attarder sur cet exercice, les chiffres que donnent Chiara Bianchini ne sont pas révélateurs d'un exercice à grande echelle, toutefois le succès de la forme choisie permet d'envisager facilement la répétition de ces mises en situations qui sont très formatrices pour les opérateurs et décideurs. 

La Direction régionale de la Protection Civile a décidé de réaliser un exercice plus réduit pour marquer la secousse du 15 septembre 1976, l’objectif d’une part était de tester la remontée d’information au travers d’un système de fiche de ressenti sismique pour estimer le plus rapidement possible les dégâts provoqués par un séisme. D’autre part il était question d’activer les Centres Opérationnels Communaux (COC, les équivalents de nos Postes de Commandement Communaux) et de surveiller l’activité sur les réseaux sociaux.

une évaluation du séisme peut être réalisée par une analyse des RS - géolocalisation des Tweets, indications de lieu par des messages préformatés dont la communauté #SMEM italienne diffuse massivement l'usage depuis plusieurs années, etc. (@emergenza24 ou encore @Emergenza20...). 

Chiara Bianchini précise que les étapes les plus importantes ont été reportées sur le profil Twitter et la page Facebook dédiés à l’exercice. Les opérations virtuelles ont débuté à 11h21 et se sont terminés à 13h10, 14 tweets ont été envoyés avec plus de 400 visualisations, sur Facebook c’est 12 posts qui ont concerné plus de 2000 personnes et ont fait l’objet de 1616 interactions. La page Facebook s’est incrémenté de 51 « j’aime » / (suivi).

Au delà des contenus des comptes officiels, beaucoup d’autres contributions, photo, video, ont été créés par des comptes ou groupes communaux de Protection Civile. Maria Teresa Plet, responsable communication à la Direction Régionale de la Protection Civile est satisfaite « nous sommes satisfaits des résultats de cet exercice, nous avons été très suivi et nous avons reçu des interactions et des contenus par les groupes communaux de Protection Civile. L’implication de la Région ne s'arrête pas là, prochainement nous ouvrirons les profils officiels de la Région à la création d’un réseau de compte dédiés à la PC »: le pari est gagné à ce niveau avec l'appropriation des outils. 

Avec quelques précautions d'usage (règles choisies pour l'exercice, animation dirigée etc) l'exemple du #FVG40EXE souligne l'aspect pragmatique de l'utilisation des #MSGU et le potentiel des outils dans la prise d'information comme dans la diffusion de message (intérêt d'être relayé, logique de récupération de messages par d'autres émetteurs, échanges et interactions...) . La logique de réseau et de dimension participative devenant alors facile à mettre en valeur aux yeux des décideurs plus habitués à une communication verticale.